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Phirin raguge les grands coutets , Marie on ramouènne quoi dou ou trô de
la quegènne ( so l’seul d’joue qu’on s’ceupe ).
Gugusse apprôte la ballondge què Germin’ne ava botta renfia dans l’ru.
To o prô ; l’ôve queu , lé sè dove lé vinnagre po rétiama l’sang ;
les zouègnons sont pieumés
Attropons in vôre ! « a fa souâ, on vu chopa lè boc sô! » dit
D’jeuza
On va quire lè pô : « Toi D’jeuza , té l’attropré poi les orailles …
- A pu toi , Gugusse âderai à l’ botta t’chu la ballondge, moi il t‘ara poi
la quoue. » dit Phirin
A n’es pé l’temps dè reuna qu’a lo djé riopé.
S’no pé l’to .. A faut l’riqua maint’nant qu’neu l’on djè t’chauboilâ…
« In peu pu qu’on reuilla les ondiottes !
« - Oh ma, so què s’nétat pè in p’tè ,Gugusse a peu moi n’eu z ‘an
to vu po leva
- Germin’ne , ta t’charpeigne o tè prôte po botta les bouai ? »
Dou , trô queu dè rogne , lè v’la on dou . D’jeuza qué lé r’gage cueupa
d’travé dit dain’na :
« On v’la quoi in qu’ava la cervalle t’chu eine san !
Oh !ben , in d’joue on n’non singnie in qué n’ava poué di to !
- Las moi heu !.. Ma t’né pé lè darret di queu in peu sô ? Véni
bencta » dit Marie
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Zéphirin aiguise
les grands couteaux, Marie en ramène encore deux ou trois de la cuisine (c’est le seul jour où l’on se coupe).
Auguste prépare la cuve que Germaine avait fait renfler* dans le
ruisseau.
Tout est prêt ; l’eau cuit…le seau avec le vinaigre pour ramasser le
sang…les oignons sont épluchés.
Attrapons un verre ! « Il fait soif, on va choper le bec sec ! »
dit Joseph.
On va chercher le cochon : « toi Joseph , tu l’attraperas par les
oreilles .
- Et puis toi Auguste, tu aideras à le mettre sur la cuve , moi je tiendrai la
queue » dit zéphirin.
Il n’a pas le temps de gueuler qu’il est déjà tombé.
Ce n’est pas le tout .. Il faut le riquer* maintenant que l’on a déjà
ébouillanté…
« un peu plus et on oubliait les ongles !
« - Oh mais , c’est que ce n’était pas un petit , Auguste et moi nous
avons tout vu pour le lever !
- Germaine , ton panier est il prêt pour mettre les boyaux ? »
Deux coup de rogne*, le voilà en deux. Joseph qui le regarde couper de
travers dit comme ça :
« En voilà encore un qui avait la cervelle sur un coté.
-Oh ! ben un jour on en a saigné un qui n’en avait pas du tout!
- Mais bien sur !…Mais tu n’as pas le derrière du cou sec ? Venez manger. »
dit Marie
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